Une semaine d'enfer
Si vous me permettez une petite digression préalable, je vous fais un bref rappel de mon mois de septembre...
Sur le plan professionnel :
- préparation de la rentrée scolaire
et des "guides de l'enfant scolarisé", à distribuer dans toutes les
écoles maternelles et primaires de la commune ;
- inauguration de nouveaux équipements la première semaine de la rentrée scolaire, six soirs d'affilée ;
-
lancement, toujours la même semaine, d'une vaste opération de
concertation itinérante, se tenant en moyenne trois après-midis et
soirs par semaine, et ce, jusqu'au 30 septembre ;
- préparation de la fête des associations de la commune, qui doit avoir lieu ce week-end ;
- organisation et participation à ladite fête, càd une journée de travail de 07h00 à minuit demain.
Sur le plan personnel :
- recherche d'appartement ;
- visite d'appartements ;
- recherche d'entrepreneurs pouvant nous faire des devis pour les travaux à réaliser dans les appartements sus-mentionnés ;
- vie quotidienne classique, avec son lot de tâches ménagères, de jours "sans" et d'envies de repos.
Je pense que le GO là-haut (Grand Ordonnateur) craignait malgré tout que je ne m'ennuie, puisqu'il nous a gentiment envoyé... un dégât des eaux dans notre appartement actuel !...
Voilà quelques jours, nous avions remarqué des taches sur la
moquette, à l'entrée de notre chambre. Le premier soir, nous nous
sommes dit que nous avions dû renverser un verre d'eau, ou que l'un des
p'tits monstres avait fait une bêtise (mais je n'étais pas très
convaincue par cette deuxième option, vu que la tâche ne dégageait
aucune odeur suspecte). Nous asséchons donc au mieux ladite tache...
pour la retrouver fidèle au poste dès le lendemain, alors que nous
avions interdit l'accès de la pièce aux bestioles.
Immédiatement,
inspection de la nouvelle tache : pas d'odeur d'urine féline (mon chien
ne fait plus à l'intérieur depuis bien longtemps) ni de couleur
suspecte, mais en revanche, une sale odeur d'eau croupie. Inspection du
plafond : une belle fissure juste au-dessus de la tache, mais aucune
humidité perceptible à l'oeil ni au toucher. Bref, nous avons fini par
aller voir notre voisin du dessus, qui nous a dit que lui aussi avait
remarqué, quelques jours avant nous, des taches sur le sol de sa
chambre. Ah. Pendant ce temps, la nôtre s'élargit et se démultiplie :
d'une tache de 3 cm de diamètre environ, nous sommes passés à deux
zones d'une vingtaine de centimètres de long sur presque autant de
large...
Nous avons donc pensé qu'il pouvait s'agir d'un problème de
fuite de canalisation entre son sol et notre plafond, avec
écoulement non par le plafond directement, mais par le mur. Appel à
l'assurance, qui nous répond qu'avant de pouvoir intervenir, ils ont
besoin que nous localisions la source du problème, et que pour cela,
nous devons contacter notre propriétaire, le syndic et le propriétaire
de l'appartement du dessus. Bien. Appel à notre propriétaire hier soir,
donc, qui voit avec mon mari pour venir se rendre compte sur place
demain matin. Très bien. En attendant, et pour vérifier l'étendue des
dégâts, nous entreprenons donc de vider l'armoire qui se trouve juste à
côté des deux zones-taches. Pliage du linge en attente (et vu mon
emploi du temps de ces dernières semaines, je reconnais honteusement
qu'il y en avait un bon paquet - Chéri n'est pas très porté sur le
linge, ni sur les tâches ménagères de manière générale, d'ailleurs !),
vidage de l'armoire (3 mètres de long sur 80 cm de large ; je vous
laisse imaginer la contenance...) et rangement du linge de Monsieur
dans des cartons ; on est tombés en panne de cartons pour les miens,
qui ont donc atterri sur le lit. Puis déplacement de l'armoire.
Et là... la cata : moquette trempée, bas des murs humides, bois de l'armoire (en agglo) pourri par endroits et moisi à d'autres, tout comme certaines zones du mur... L'odeur de moisi était si forte, si âcre, que nous avons déserté la pièce après avoir ouvert la fenêtre, et que nous campons désormais sur le canapé-lit du salon. Quant au linge, il ne va pas non plus pouvoir rester dans la pièce, ou bien il va prendre lui aussi une odeur de moisi. Il faut donc qu'on arrive à le stocker ailleurs mais de manière suffisament accessible pour qu'on puisse continuer à s'habiller pendant tout le temps que vont prendre les recherches de la fuite, les expertises puis les travaux. On se trouvait déjà un peu à l'étroit, là, je sens que çà va être le pompon !
Là-dessus je vous quitte pour m'ateler au travail ; je vous mettrai des photos du désastre ce soir si j'ai le temps, ou sinon dimanche !
Ré-édition à 15h35 :
Dans la liste "éléments personnels", j'en ai oublié un : la
combinaison fatigue / météo (8° le matin, 25° l'après-midi, on ne sait
plus comment s'habiller, surtout quand on alterne courses folles et
immobilité totale) a fait que, bingo, juste quand il ne fallait pas,
j'ai choppé un bon coup de froid.
Du coup, ce matin, je me suis ruée à
la pharmacie pour y chercher un traitement de choc, mais il faut croire
que çà n'a pas encore fait effet : mes collègues et ma responsable
m'ont trouvé si mauvaise mine qu'elles m'ont réexpédiée chez moi manu
militari il y a 10 minutes ! Les instructions reçues sont fort simples : repos et
récupération des forces, parce qu'on va en avoir besoin demain (et la
semaine prochaine, d'ailleurs) !
Alors je vous poste les photos promises, et je vais me reprendre un sachet de Fervex en tisane, avant d'ouvrir mon canapé-lit (qui n'a jamais si bien porté son nom...) et de m'y glisser... avec peut-être un petit morceau de Fétiche ?? ;-)
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